Note sur la base des coûts : Les montants en USD provenant de sources gouvernementales américaines (GAO, CBO, DoD) dans cet article sont exprimés en dollars constants de 2012 (Base Year 2012 Dollars, BY2012$). Corrigés de l'inflation pour 2026, les valeurs réelles sont environ 40 à 50 % plus élevées.
Le F-35A dispose de deux systèmes de liaison de données : Link-16 (omnidirectionnel) et MADL (Multifunction Advanced Data Link, directionnel). Link-16 émet des signaux dans toutes les directions et génère une signature électronique pouvant être détectée par les capteurs adverses. L'utilisation de Link-16 augmente la probabilité que des F-35, par ailleurs furtifs, soient détectés et suivis [9].
Le MADL, en revanche, utilise des antennes à réseau phasé avec des signaux étroitement dirigés et offre une faible probabilité d'interception/détection (LPI/LPD) [10]. Toutefois, le MADL ne permet que la communication F-35 à F-35 en mode furtif [11].
L'intégration dans le système de défense aérienne suisse existant (FLORAKO) nécessite des stations au sol MADL. Les sources disponibles ne fournissent aucune preuve que la Suisse ait commandé de telles stations au sol [12]. De même, il n'existe aucune preuve de commande SATCOM [12].
Sans infrastructure au sol MADL et SATCOM, la flotte suisse de F-35 est fortement dépendante de Link-16 pour la communication avec les systèmes existants -- avec les compromis de furtivité décrits.
Une solution de passerelle tactique prévoit qu'un F-35 en profondeur dans la zone d'opérations transmet des données via MADL à un second F-35, qui communique ensuite via Link-16 [13]. Cette solution nécessite au moins deux F-35 en vol simultané. Avec une flotte réduite de 30 avions et un taux de disponibilité opérationnelle de 51,5 %, seuls 15 avions opérationnels sont disponibles en moyenne [14] -- la solution de passerelle est donc très gourmande en ressources.
Traduit de la version allemande. Voir la version allemande pour les références complètes.